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Articles

"Alain de Benoist nous livre aujourd’hui une étude poussée sur les origines de l’écriture runique", Rémy Valat

Le philosophe et écrivain Alain de Benoist est un auteur reconnu pour ses travaux sur les traditions, l’archéologie et la protohistoire européenne. Au carrefour de ces champs de recherche et sujets de prédilection, Alain de Benoist nous livre aujourd’hui une étude poussée sur les origines de l’écriture runique. Un sujet qui méritait une analyse sérieuse et l’examen des différentes interprétations scientifiques contemporaines, ce qui place cette publication aux antipodes des spéculations ésotériques ou des rêveries des promoteurs d’un « nouvel âge » (qui bat de l’aile).

L’écriture runique est un système d’écriture apparu au début de notre ère pour mettre en forme les anciennes langues germaniques et sera utilisé antérieurement et concurremment au latin jusqu’au XIVe siècle, puis marginalement par les classes populaires scandinaves jusqu’au XVIIe et XVIIIe siècle. Le livre porte sur l’ancien futhark, un alphabet de vingt-quatre runes, matérialisés par des signes verticaux ou obliques, co…

Nouvelle Ecole n°67 Pierre-Joseph Proudhon

Maurras, qui ne l’aimait guère, le qualifiait de «rustre héroïque», Edouard Berth voyait en lui «un des plus grands moralistes que la France ait produits», Bakounine et Courbet furent ses amis. Sainte-Beuve le considérait comme le plus grand prosateur de son temps. Jacques Julliard affirme aujourd’hui qu’il fut «plus grand que Marx, parce que son anthropologie est fondée sur la réciprocité» On a beaucoup glosé sur ses «contradictions», dont on a exagéré l’importance. Proudhon a certes évolué au cours de sa vie, comme tout un chacun, mais les lignes de force apparaissent rapidement. Proudhon est un philosophe de la liberté. Il ne la conçoit pas de façon abstraite, ni comme prétexte à vouloir n’importe quoi, mais comme émancipation vis-à-vis des contraintes politiques et sociales. Qu’il se réclame de l’anarchisme, du mutuellisme ou du fédéralisme, qu’il critique la «propriété» ou fasse l’éloge de la «possession» c’est au fond toujours d’autonomie qu’il veut parler. Il s’agit pour lui d…

Julien Freund actuel

Quelques années après sa mort, l’œuvre de Julien Freund revient incontestablement dans l’actualité, tout particulièrement dans les pays latins. C’est ainsi qu’une nouvelle édition espagnole de Qu’est-ce que la politique ? (Seuil, 1967) vient de paraître en Argentine, dans une traduction révisée par Jeronimo Molina et présentée par Juan Carlos Corbetta (Qué es la politica ?, Struhart y Cia, Buenos Aires, 2003). Professeur de science politique à l’Université de Murcie (Espagne), Jeronimo Molina avait lui-même publié il y a deux ans une remarquable étude sur l’œuvre de Freund, Julien Freund. Lo politico y la politica (Sequitur, Madrid, 2000, préface de Dalmacio Negro Pavon), extraite d’une thèse de doctorat soutenue deux ans plus tôt, qui ne comprenait pas moins de 600 pages : La filosofia politica y juridica de Julien Freund, Universidad Complutense, Madrid, 1998. Il prépare maintenant un numéro spécial de la revue Empresas politicas entièrement consacré à la pensée de Julien Freund, do…

Le retour des dieux, Alain de Benoist

«Les grands médias ont toujours été les premiers à relayer les mensonges d’État», Alain de Benoist

Judiciarisation de la lutte contre les Fake news, élections en Corse, situation catalane, déclarations récurrentes du Pape François en faveur de l'accueil des migrants... Alain de Benoist fait le point sur l’actualité.
Breizh-info.com : Que vous inspirent les déclarations d’Emmanuel Macron sur le projet de loi contre les «fake news»?
Alain de Benoist : On pense évidemment à Orwell, mais on ne peut pas se borner à dénoncer les menaces supplémentaires que va faire peser sur la liberté d’expression la mise en œuvre de ce nouveau dispositif de censure. Il faut aussi s’interroger sur la notion même de fake news – de «fausse nouvelle» si l’on préfère la langue française au sabir américain. Or, Macron se révèle ici d’une étonnante naïveté, à moins qu’il ne s’agisse seulement de mauvaise foi.
Il semble en effet s’imaginer que les «nouvelles» sont soit vraies, soit fausses. On aimerait que ce soit si simple! En matière d’information, la vérité est qu’il n’y a pas de vérité (absolue). L’info…

Noël, la nuit des lumières et de l'espérance

Extrait d'Au temps des idéologies à la mode, 2009
L'an dernier, Thierry Maulnier écrivait ici même: «Noël est pour nous, Occidentaux, chrétiens ou encore imprégnés de christianisme, la fête d'une naissance: la naissance d'un Dieu enfant, venu au monde pour le sauver». Dans les foyers incroyants, ajoutait-il, «Noël, c'est la fête du solstice, la fête des jours qui recommencent à croître, c'est-à-dire, sous cette forme-là aussi, la fête de l'espérance» (Le Figaro, 25 décembre 1976). Et c'est vrai: Noël est la fête de tous. C'est la fête de la Nativité, la fête de l'espoir au cœur de l'hiver, la fête des jouets et des lumières, la fête des enfants. La fête de la famille surtout, rassemblée, pour retrouver la chaleur des temps anciens et la promesse des temps à venir.
Son origine se perd dans la protohistoire. Bien sûr, pour nos contemporains, c'est d'abord la commémoration de la naissance à Bethléem de l'Enfant-Dieu. Mais déjà des mil…