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Affichage des articles associés au libellé traditions

Alain de Benoist : Bataille des idées ? La gauche a perdu, mais la droite n’a pas gagné !

Manuel Valls déclare que « la gauche a perdu la bataille des idées ». C’est une bonne nouvelle ?
Quelle bataille ? Il est vrai que la gauche n’a plus rien à dire, mais la bataille des idées dont parle Manuel Valls n’a jamais eu lieu. Non parce que cette gauche devenue muette reste largement hégémonique dans les médias, et qu’elle n’apprécie pas qu’on cherche à la contredire, mais parce que la droite n’avait ni le désir, ni la volonté, ni les moyens de participer à une bataille de ce genre. La droite n’avait tout simplement rien à dire – ou peu s’en faut. Le domaine des idées n’obéit pas au principe des vases communicants. Vous avez vous-même cité François Huguenin : « La droite a refusé le combat des idées car elle n’en a plus. » C’est ce que Pierre-André Taguieff remarquait lui aussi récemment : « La gauche a perdu la bataille des idées, mais la droite ne l’a pas gagnée. »
On pourrait, ici, faire un parallèle avec la fin du système soviétique. L’URSS ne s’est pas écroulée sous les co…

Knut Hamsun, Nouvelle Ecole 56

Il y a un mystère Knut Hamsun. Alors même que la quasi-totalité de son œuvre a été traduite en français, alors même qu’on a tiré de ses ouvrages de très nombreux films ou téléfilms, alors même que, contrairement à d’autres, ses livres ne sont ni vieillis ni démodés (Hubert Nyssen), il reste encore méconnu du public français. Prix Nobel de littérature en 1920, souvent comparé à Dickens, à Ibsen, ou encore à Gorki, Knut Hamsun n’a pourtant pas seulement été le rénovateur de la langue norvégienne et le plus grand écrivain norvégien du XXe siècle – ce qui est déjà beaucoup. Dans sa préface à l’édition américaine de Faim, Isaac Bashevis Singer (qui traduisit Victoria en yiddish) écrit que « toute la littérature moderne de ce siècle prend sa source chez lui ». Knut Hamsun, il est vrai, était un ennemi du monde moderne : l’une des grandes constantes de son œuvre est la véritable aversion qu’il éprouve pour la bourgeoisie. Aussi est-ce d’abord à la société industrielle, à la modernité capita…