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Affichage des articles associés au libellé Alain de Benoist

Considérations sur Spengler, par Alain de Benoist

Extrait : La triple opposition culture-âme-vie/civilisation-intellect-raison rebondit chez O. Spengler (Le Déclin de l’Occident, 1918-1922).  Celui-ci traite en effet de la culture aussi bien que des cultures. En outre, il pose, entre “culture” et “civilisation”, un rapport non plus seulement conceptuel, mais de filiation (c-à-d. génétique) et même de finalité. Entre les grandes cultures historiques (il en distingue 8), Spengler constate, non de superficielles analogies, mais bien des “homologies” au sens biologique du terme. Il affirme: «Les cultures sont des organismes; l’histoire universelle est leur biographie générale». Une culture se définit comme l’ensemble des manifestations humaines à une série de moments donnés dans l’histoire (à cet régard, Spengler n’est pas très éloigné de la définition moderne du couple culture/nature). Cette conception est à la fois diachronique et synchronique. Diachronique: toute culture passe par les mêmes étapes, à la façon d’un organisme qui naît, …

Gramsci ou l'importance de l'influence culturelle dans nos sociétés

Vidéo : Extrait de l'émission "C Politique" avec Mathieu Bock-Côté "Quand Gramsci inspire la droite" et extrait d'Apostrophes avec Bernard Pivot et Alain de Benoist en 1979.



Pour approfondir la reflexion : Lire aussi CET ARTICLE

Julien Freund actuel

Quelques années après sa mort, l’œuvre de Julien Freund revient incontestablement dans l’actualité, tout particulièrement dans les pays latins. C’est ainsi qu’une nouvelle édition espagnole de Qu’est-ce que la politique ? (Seuil, 1967) vient de paraître en Argentine, dans une traduction révisée par Jeronimo Molina et présentée par Juan Carlos Corbetta (Qué es la politica ?, Struhart y Cia, Buenos Aires, 2003). Professeur de science politique à l’Université de Murcie (Espagne), Jeronimo Molina avait lui-même publié il y a deux ans une remarquable étude sur l’œuvre de Freund, Julien Freund. Lo politico y la politica (Sequitur, Madrid, 2000, préface de Dalmacio Negro Pavon), extraite d’une thèse de doctorat soutenue deux ans plus tôt, qui ne comprenait pas moins de 600 pages : La filosofia politica y juridica de Julien Freund, Universidad Complutense, Madrid, 1998. Il prépare maintenant un numéro spécial de la revue Empresas politicas entièrement consacré à la pensée de Julien Freund, do…

«Les grands médias ont toujours été les premiers à relayer les mensonges d’État», Alain de Benoist

Judiciarisation de la lutte contre les Fake news, élections en Corse, situation catalane, déclarations récurrentes du Pape François en faveur de l'accueil des migrants... Alain de Benoist fait le point sur l’actualité.
Breizh-info.com : Que vous inspirent les déclarations d’Emmanuel Macron sur le projet de loi contre les «fake news»?
Alain de Benoist : On pense évidemment à Orwell, mais on ne peut pas se borner à dénoncer les menaces supplémentaires que va faire peser sur la liberté d’expression la mise en œuvre de ce nouveau dispositif de censure. Il faut aussi s’interroger sur la notion même de fake news – de «fausse nouvelle» si l’on préfère la langue française au sabir américain. Or, Macron se révèle ici d’une étonnante naïveté, à moins qu’il ne s’agisse seulement de mauvaise foi.
Il semble en effet s’imaginer que les «nouvelles» sont soit vraies, soit fausses. On aimerait que ce soit si simple! En matière d’information, la vérité est qu’il n’y a pas de vérité (absolue). L’info…

L'Amérique vue par Alain de Benoist

La critique des États-Unis a pris son essor, au sein de la Nouvelle Droite, après la parution fin 1975 du numéro de Nouvelle École sur l’Amérique (dont la matière a été reprise dans un livre publié en langue italienne, puis en allemand et en afrikaans). Elle est une sorte de conséquence logique de la distinction que nous avions faite alors entre l’Europe et l’Occident. Elle est depuis restée plus ou moins constante. On aurait tort cependant de l’interpréter comme relevant d’une quelconque phobie. Je suis allergique à toutes les phobies, à l’américanophobie comme aux autres. L’un des numéros d’Éléments publié voici quelques années avait d’ailleurs pour thème «L’Amérique qu’on aime» ! Je ne suis pas non plus de ceux qui critiquent l’Amérique sans la connaître. J’y suis allé maintes fois, j’y ai séjourné à plusieurs reprises, je l’ai sillonnée en tous sens […] 
J’ai toujours eu la plus vive admiration pour le grand cinéma américain quand il ne se ramenait pas encore à une accumulation de …

Ernst Jünger, Nouvelle Ecole n°48

Nouvelle Ecole conscrait son quarante-huitième numéro à Ernst Jünger

La vie de l’auteur d’Orages d’acier et des Falaises de marbre, du Travailleur et d’Eumeswil, des Chasses subtiles et du Traité du Rebelle, s’est étendue sur plus d’un siècle. Dans ce numéro qui lui est entièrement consacré, les meilleurs spécialistes présentent son œuvre, depuis l’époque de la Révolution Conservatrice jusqu’à celle de Soixante-dix s’efface. Les principaux textes sont signés par Armin Mohler, François Poncet, Serge Mangin, Friedrich Sieburg, Gerd-Klaus Kaltenbrunner, etc. On trouvera aussi dans ce dossier des inédits de Jünger («Le droit spécial du nationalisme») et de son frère, Friedrich Georg Jünger, ainsi qu’une bibliographie exclusive et de nombreux documents. Les personnalités originales d’Ernst Niekisch et de Friedrich Hielscher n’ont pas été oubliées. Numéro en vente 20.00 euros sur le site Eléments

Alain de Benoist analyse la figure du rebelle



«Le rebelle est la preuve vivante qu’une alternativ…

Le héros et les "péchés du guerrier", Alain de Benoist

Il existe, bien entendu, toutes sortes de héros, toutes sortes d’héroïsmes, et notre époque n’a pas été la dernière à reconnaître que certaines vertus pacifiques, et même des vertus de patience et d’humilité, peuvent être vécues héroïquement. Il n’en reste pas moins que, dans une conception plus traditionnelle ou plus classique, et qui reste bien vivante aujourd’hui, les valeurs héroïques sont très largement des valeurs guerrières. Le héros des grandes épopées, le héros des chansons de geste, le héros des récits d’aventure ou de science-fiction, se veut exemplaire par l’usage qu’il fait de sa force, par les exploits qu’il accomplit, par les actions hors norme qu’il réalise grâce à sa volonté et à son courage, comme à ses capacités physiques. Dans ce qu’il est convenu d’appeler le système indo-européen des trois fonctions, le héros se rattache donc très clairement à la seconde fonction, la fonction guerrière.
Georges DUMÉZIL Rappelons que l’on doit à Georges Dumézil d’avoir été l’un de…