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Affichage des articles associés au libellé Alain de Benoist

Ernst Jünger, Nouvelle Ecole n°48

Nouvelle Ecole conscrait son quarante-huitième numéro à Ernst Jünger

La vie de l’auteur d’Orages d’acier et des Falaises de marbre, du Travailleur et d’Eumeswil, des Chasses subtiles et du Traité du Rebelle, s’est étendue sur plus d’un siècle. Dans ce numéro qui lui est entièrement consacré, les meilleurs spécialistes présentent son œuvre, depuis l’époque de la Révolution Conservatrice jusqu’à celle de Soixante-dix s’efface. Les principaux textes sont signés par Armin Mohler, François Poncet, Serge Mangin, Friedrich Sieburg, Gerd-Klaus Kaltenbrunner, etc. On trouvera aussi dans ce dossier des inédits de Jünger («Le droit spécial du nationalisme») et de son frère, Friedrich Georg Jünger, ainsi qu’une bibliographie exclusive et de nombreux documents. Les personnalités originales d’Ernst Niekisch et de Friedrich Hielscher n’ont pas été oubliées. Numéro en vente 20.00 euros sur le site Eléments

Alain de Benoist analyse la figure du rebelle



«Le rebelle est la preuve vivante qu’une alternativ…

Le héros et les "péchés du guerrier", Alain de Benoist

Il existe, bien entendu, toutes sortes de héros, toutes sortes d’héroïsmes, et notre époque n’a pas été la dernière à reconnaître que certaines vertus pacifiques, et même des vertus de patience et d’humilité, peuvent être vécues héroïquement. Il n’en reste pas moins que, dans une conception plus traditionnelle ou plus classique, et qui reste bien vivante aujourd’hui, les valeurs héroïques sont très largement des valeurs guerrières. Le héros des grandes épopées, le héros des chansons de geste, le héros des récits d’aventure ou de science-fiction, se veut exemplaire par l’usage qu’il fait de sa force, par les exploits qu’il accomplit, par les actions hors norme qu’il réalise grâce à sa volonté et à son courage, comme à ses capacités physiques. Dans ce qu’il est convenu d’appeler le système indo-européen des trois fonctions, le héros se rattache donc très clairement à la seconde fonction, la fonction guerrière.
Georges DUMÉZIL Rappelons que l’on doit à Georges Dumézil d’avoir été l’un de…

Ernst Jünger : Le Soldat du front, le Travailleur, le Rebelle et l’Anarque

Alain de Benoist anlayse ici les quatres grands types et figures que l’oeuvre d’Ernst Jünger a successivement fait apparaître, correspondant chacune à une période bien distincte de sa vie. Il s’agit, chronologiquement, du Soldat du front, du Travailleur, du Rebelle et de l’Anarque. A travers ces Figures se laisse deviner l’intérêt passionné que Jünger a toujours porté au monde des formes, qui pour lui ne sauraient résulter du hasard, mais constituent autant de configurations canalisant, à des niveaux différents, les modalités d’expression du sensible: l’«histoire» du monde est avant tout morphogenèse. En tant qu’entomologiste, Jünger était par ailleurs tout naturellement porté aux classifications. Au-delà de l’individu, il identifie l’espèce ou le genre. On peut y voir une manière subtile de récuser l’individualisme: «L’unique et le typique s’excluent», écrit-il. L’univers tel que le voit Jünger est donc un univers où des Figures confèrent aux époques leur signification métaphysique.…

Au-delà de la nation, l'Empire

Après examen de notre histoire politique européenne, on constate rapidement qu'il n'existe que deux grands modèles d'organisation politique: la nation (précédée par le royaume), et l’Empire. Et si la forme nationale n'était qu'un produit de la modernité, fruit d'une "métaphysique de la subjectivité" ? Et si notre renouveau viendrait du principe impérial. C'est en tout cas ce que défend Alain de Benoist dans cette émission. Le fichier audio de cette émission avec Alain de Benoist sur Méridien Zéro est en téléchargement libre ci-dessous (via ekouter.net) A compléter avec cet article "Europe, l'idée d'empire"
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Europe, l’Idée d’empire

Lorsque l’on examine l’histoire politique européenne, on constate rapidement que l’Europe a été le lieu où se sont élaborés, développés et affrontés deux grands modèles de politie, d’unité politique : la nation, précédée par le royaume, et l’Empire.
Ce bref essai pour objet de cerner ce qui les distingue, en mettant surtout l’accent sur le second.
[Il pourra être complété par l'écoute de l'émission Au-delà de la nation, l'Empire]

Mais rappelons d’abord quelques dates. Romulus Augustule, dernier empereur de l’Occident latin, est déposé en 475. Seul subsiste alors l’empire d’Orient. Cependant, après le démembrement de l’empire d’Occident, une nouvelle conscience unitaire semble se faire jour en Europe occidentale. Dès 795, le pape Léon III date ses bulles, non plus du règne de l’empereur de Constantinople, mais de celui de Charles, roi des Francs et patricien des Romains. Cinq ans plus tard, le jour de Noël de l’an 800, Léon III dépose à Rome la couronne impériale sur la tête …