Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles associés au libellé économie

Julien Freund actuel

Quelques années après sa mort, l’œuvre de Julien Freund revient incontestablement dans l’actualité, tout particulièrement dans les pays latins. C’est ainsi qu’une nouvelle édition espagnole de Qu’est-ce que la politique ? (Seuil, 1967) vient de paraître en Argentine, dans une traduction révisée par Jeronimo Molina et présentée par Juan Carlos Corbetta (Qué es la politica ?, Struhart y Cia, Buenos Aires, 2003). Professeur de science politique à l’Université de Murcie (Espagne), Jeronimo Molina avait lui-même publié il y a deux ans une remarquable étude sur l’œuvre de Freund, Julien Freund. Lo politico y la politica (Sequitur, Madrid, 2000, préface de Dalmacio Negro Pavon), extraite d’une thèse de doctorat soutenue deux ans plus tôt, qui ne comprenait pas moins de 600 pages : La filosofia politica y juridica de Julien Freund, Universidad Complutense, Madrid, 1998. Il prépare maintenant un numéro spécial de la revue Empresas politicas entièrement consacré à la pensée de Julien Freund, do…

Alain de Benoist sur Charles Maurras

"Maurras est aujourd’hui l’un de ceux, innombrables, qui font les frais de l’inculture contemporaine" Alain de BenoistLePost Archives | Entretien avec Alain de Benoist | Page Facebook Nouvelle Ecole





Christian Bouchet : Vous avez écrit sur Charles Maurras, vous êtes connu comme possédant dans votre bibliothèque un rayon de Maurassiana que nombre d’Universités vous envieraient, vous êtes-vous jamais considéré comme maurrassien ou, a minima, comme influencé par sa pensée ?


Alain de Benoist : Non, jamais. À l’âge de seize ans, j’ai fréquenté pendant quelques mois un cercle d’Action française. Ce que j’y ai entendu ne m’a pas convaincu. Par la suite, j’ai du lire cinq ou six cents livres de et sur Maurras – j’ai même publié une bibliographie maurrassienne de près de deux cent cinquante pages –, sans que cela fasse de moi un disciple du maître de Martigues. La pensée de Maurras est à la fois l’héritière de l’école contre-révolutionnaire et du positivisme d’Auguste Comte ; or, je ne …