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Krisis, revue pluraliste de débts et d'idées


Krisis revue pluraliste de débats et d'idées


Alain de Benoist a créé en 1988 la revue Krisis, qui publie depuis publie depuis vingt ans plusieurs numéros thématiques par an. Des auteurs d’horizons différents débattent d'enjeux globaux. L’objectif de la revue est de contribuer à un renouveau du débat intellectuel, en France comme en Europe.

Extrait d'un entretien accordé par Alain de benoist à La Nef (à lire en intégralité ici)


Vous êtes l’un des fondateurs de la « Nouvelle Droite », du GRECE et de plusieurs revues de cette mouvance. Pourriez-vous nous rappeler les circonstances de ces fondations et les principales idées que vous défendiez alors ?


Alain de Benoist : Ce que l’on a désigné plus tard par la bien médiocre expression de «Nouvelle Droite» est né en 1967-68, peu avant les événements du mois de Mai. Adolescent, j’avais connu dans les quatre ou cinq années précédentes une expérience de militantisme politique intense, totale pourrait-on dire, au sein de la droite radicale (la Fédération des étudiants nationalistes de François d’Orcival, puis la mouvance de la revue Europe Action, fondée par Dominique Venner). Rude école et expérience marquante, mais dont j’ai rapidement éprouvé les limites. À vingt-cinq ans, j’ai compris que j’étais un homme de connaissance, pas un homme de puissance, pour parler comme Raymond Abellio. J’étais en outre fatigué des slogans et des idées toutes faites. J’ai donc rompu définitivement à la fois avec l’action politique et avec l’extrême droite, afin de me consacrer complètement au travail de la pensée. C’est alors que j’ai créé la revue Nouvelle École, peu avant le lancement du GRECE. La revue Éléments est apparue en 1972. J’ai aussi lancé en 1988 la revue Krisis, qui se voulait une «revue d’idées et de débats». Ces trois revues paraissent toujours aujourd’hui.
Mon intention était alors de repartir à zéro, c’est-à-dire d’inventorier systématiquement tous les domaines de connaissance pour aboutir à la mise au point d’une nouvelle conception du monde propre à éclairer le moment historique que nous vivions. J’avais en tête l’exemple de l’École de Francfort, de l’Action Française et du CNRS ! Il a bien sûr fallu en rabattre. Au moins puis-je dire que depuis un demi-siècle, je ne me suis jamais fixé d’autres buts.



revue krisis tirage 1500 exemplaires par numéro
Extrait du Magazine GQ du mardi 10 mai 2016





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