Accéder au contenu principal

Nouvelle Ecole n°67 Pierre-Joseph Proudhon

Nouvelle Ecole n°67 Pierre-Joseph Proudhon

Maurras, qui ne l’aimait guère, le qualifiait de «rustre héroïque», Edouard Berth voyait en lui «un des plus grands moralistes que la France ait produits», Bakounine et Courbet furent ses amis. Sainte-Beuve le considérait comme le plus grand prosateur de son temps. Jacques Julliard affirme aujourd’hui qu’il fut «plus grand que Marx, parce que son anthropologie est fondée sur la réciprocité» On a beaucoup glosé sur ses «contradictions», dont on a exagéré l’importance. Proudhon a certes évolué au cours de sa vie, comme tout un chacun, mais les lignes de force apparaissent rapidement. Proudhon est un philosophe de la liberté. Il ne la conçoit pas de façon abstraite, ni comme prétexte à vouloir n’importe quoi, mais comme émancipation vis-à-vis des contraintes politiques et sociales. Qu’il se réclame de l’anarchisme, du mutuellisme ou du fédéralisme, qu’il critique la «propriété» ou fasse l’éloge de la «possession» c’est au fond toujours d’autonomie qu’il veut parler. Il s’agit pour lui de mettre en place un ordre qui permette aux hommes d’être le moins gouvernés possible, de décider le plus possible par eux-mêmes et pour eux-mêmes. Hostile au socialisme phalanstérien, dont il voit bien les naïvetés, comme au socialisme d’Etat d’un Louis Blanc, dont se réclamera au contraire Jules Guesde et après lui le mouvement communiste international, Proudhon se méfie de la politique, et surtout de l’institution parlementaire qui lui apparaît comme une mystification. «Si le socialisme de Proudhon est le seul aujourd’hui envisageable, écrit encore Jacques Julliard, c’est qu’il est une parfaite illustration du principe de subsidiarité, qui veut que l’on s’efforce de résoudre les problèmes sociaux au niveau le plus bas possible, le plus proche possible des producteurs et des usagers».


Au sommaire :
Proudhon, un penseur localiste (Thibault Isabel)
Proudhon, héraut et philosophe du peuple (Chantal Gaillard)
Du principe fédératif (Pierre-Joseph Proudhon)
Fédéralisme et étatisme dans le système politique de Proudhon (Fawzia Tobgui)
Les conceptions politiques de Proudhon (Jacques Langlois)
Proudhon libéral ? (René Berthier)
Proudhon et Courbet (Jean-François Gautier)
Proudhon en Amérique latine (Michel Lhomme)
Bibliographie de Pierre-Joseph Proudhon (Alain de Benoist)

Et aussi…
Histoire et politique à la lumière de l’Éternel Retour (Philippe Ducat)
Utopie et action historique (Panajotis Kondylis)
Du syllogisme paradoxal (Alexandre Bellas)
Génétique des Indo-Européens (Jean Manco)
Alain de Benoist, L’écriture runique : recension (Jean Haudry)

Numéro en vente 29 euros sur les sites Krisis Diffusion, Eléments et Les Amis d'Alain de Benoist
Date de parution : lundi 19 février 2018

Lire aussi :



Posts les plus consultés de ce blog

Les traditions de Noël, Alain de Benoist

Extraits du livre Fêter Noël d'Alain de Benoist, paru aux éditions Pardès, 1994
«Dans la Marche de Brandebourg, pour la Fête du Solstice d’Hiver on entoure les arbres fruitiers d’une ceinture de paille 17 en leur disant: “Petit arbre, je te fais un cadeau: fais m’en un aussi” Ailleurs, pour la Neu Helle, les paysans allemands attachaient ensemble deux arbres fruitiers avec des liens de paille pour leur faire porter des fruits et disaient qu’ils étaient mariés.»

Les Portugais des régions septentrionales «accrochent aux branches des arbres diverses figurines pour annoncer Noël… Dans les provinces de Beiras, l’arbre est brûlé sur la place du village aux douze coups de minuit. L’assistance entonne des chants de Noël, appelés janeiras (Janus), et les plus jeunes, ou les plus audacieux, sautent au dessus du brasier»
«Bède le Vénérable rapporte qu’en 601, le pape Grégoire Ier enjoignit aux missionnaires anglais de s’employer à détourner de leur sens originel les traditions païennes les pl…

Gramsci ou l'importance de l'influence culturelle dans nos sociétés

Vidéo : Extrait de l'émission "C Politique" avec Mathieu Bock-Côté "Quand Gramsci inspire la droite" et extrait d'Apostrophes avec Bernard Pivot et Alain de Benoist en 1979.



Pour approfondir la reflexion : Lire aussi CET ARTICLE