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Articles

La revue Nouvelle Ecole

Fondée en 1968 et publiée tous les ans, Nouvelle Ecole est une luxueuse revue, très illustrée, qui propose dans chaque livraison des études en profondeur dans tous les domaines de la connaissance et de l’histoire des idées, de l’archéologie à la biologie, en passant par la sociologie, la littérature, la philosophie ou l’histoire des religions. Chaque numéro comporte un dossier central, auquel s’ajoutent des «Varia» et de nombreuses rubriques et bibliographies. Dirigée par Alain de Benoist, Nouvelle Ecole a pour rédacteur en chef Michel d’Urance.


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Présentation de Nouvelle Ecole 65: "Les Lumières"
Depuis maintenant plus de deux siècles, la Révolution française n’a cessé de mobiliser des passions contraires (approbation inconditionnelle ou rejet sans nuances), mais également peu fécondes : bibliothèque rose ou série noire. (...) En dépit de l’historiographie traditionnelle, la Révolution ne se résume pas à l’effondrement des valeurs d’Ancien Régime ou à …
Articles récents

Le retour des dieux, Alain de Benoist

«Les grands médias ont toujours été les premiers à relayer les mensonges d’État», Alain de Benoist

Judiciarisation de la lutte contre les Fake news, élections en Corse, situation catalane, déclarations récurrentes du Pape François en faveur de l'accueil des migrants... Alain de Benoist fait le point sur l’actualité.
Breizh-info.com : Que vous inspirent les déclarations d’Emmanuel Macron sur le projet de loi contre les «fake news»?
Alain de Benoist : On pense évidemment à Orwell, mais on ne peut pas se borner à dénoncer les menaces supplémentaires que va faire peser sur la liberté d’expression la mise en œuvre de ce nouveau dispositif de censure. Il faut aussi s’interroger sur la notion même de fake news – de «fausse nouvelle» si l’on préfère la langue française au sabir américain. Or, Macron se révèle ici d’une étonnante naïveté, à moins qu’il ne s’agisse seulement de mauvaise foi.
Il semble en effet s’imaginer que les «nouvelles» sont soit vraies, soit fausses. On aimerait que ce soit si simple! En matière d’information, la vérité est qu’il n’y a pas de vérité (absolue). L’info…

Noël, la nuit des lumières et de l'espérance

Extrait d'Au temps des idéologies à la mode, 2009
L'an dernier, Thierry Maulnier écrivait ici même: «Noël est pour nous, Occidentaux, chrétiens ou encore imprégnés de christianisme, la fête d'une naissance: la naissance d'un Dieu enfant, venu au monde pour le sauver». Dans les foyers incroyants, ajoutait-il, «Noël, c'est la fête du solstice, la fête des jours qui recommencent à croître, c'est-à-dire, sous cette forme-là aussi, la fête de l'espérance» (Le Figaro, 25 décembre 1976). Et c'est vrai: Noël est la fête de tous. C'est la fête de la Nativité, la fête de l'espoir au cœur de l'hiver, la fête des jouets et des lumières, la fête des enfants. La fête de la famille surtout, rassemblée, pour retrouver la chaleur des temps anciens et la promesse des temps à venir.
Son origine se perd dans la protohistoire. Bien sûr, pour nos contemporains, c'est d'abord la commémoration de la naissance à Bethléem de l'Enfant-Dieu. Mais déjà des mil…

Les traditions de Noël, Alain de Benoist

Extraits du livre Fêter Noël d'Alain de Benoist, paru aux éditions Pardès, 1994
«Dans la Marche de Brandebourg, pour la Fête du Solstice d’Hiver on entoure les arbres fruitiers d’une ceinture de paille 17 en leur disant: “Petit arbre, je te fais un cadeau: fais m’en un aussi” Ailleurs, pour la Neu Helle, les paysans allemands attachaient ensemble deux arbres fruitiers avec des liens de paille pour leur faire porter des fruits et disaient qu’ils étaient mariés.»

Les Portugais des régions septentrionales «accrochent aux branches des arbres diverses figurines pour annoncer Noël… Dans les provinces de Beiras, l’arbre est brûlé sur la place du village aux douze coups de minuit. L’assistance entonne des chants de Noël, appelés janeiras (Janus), et les plus jeunes, ou les plus audacieux, sautent au dessus du brasier»
«Bède le Vénérable rapporte qu’en 601, le pape Grégoire Ier enjoignit aux missionnaires anglais de s’employer à détourner de leur sens originel les traditions païennes les pl…

Les "momies" européennes du Sinkiang

Il y a 4 000 ans, au Sinkiang, vaste territoire situé au nord-ouest de l’actuelle Chine, la civilisation en était à ses balbutiements. Une population aux traits “europoïdes”, avec des cheveux blonds ou roux, tombant souvent jusqu’aux épaules vivait là. Les hommes portaient des capes, des bottes en cuir, des pantalons en tissu à carreaux et des chapeaux. Les femmes portaient des robes descendant au genou ou au mollet, taillées dans des lainages teints. Ils élevaient des vaches, fabriquaient des chariots à roues et cultivaient une céréale méditerranéenne alors inconnue en Asie centrale : le blé.

  Sommaire du numéro   Nouvelle École n°49 : Les indo-européens La modernité s’est voulue consommatrice et, finalement, liquidatrice du passé. Elle tend toujours plus à ignorer ce qui en lui constitue une dimension fondatrice du présent. Sur le passé le plus lointain, elle se révèle même franchement amnésique. L’héritage indo-européen fait pourtant partie de la mémoire la plus longue, et c’est p…

L'Amérique vue par Alain de Benoist

La critique des États-Unis a pris son essor, au sein de la Nouvelle Droite, après la parution fin 1975 du numéro de Nouvelle École sur l’Amérique (dont la matière a été reprise dans un livre publié en langue italienne, puis en allemand et en afrikaans). Elle est une sorte de conséquence logique de la distinction que nous avions faite alors entre l’Europe et l’Occident. Elle est depuis restée plus ou moins constante. On aurait tort cependant de l’interpréter comme relevant d’une quelconque phobie. Je suis allergique à toutes les phobies, à l’américanophobie comme aux autres. L’un des numéros d’Éléments publié voici quelques années avait d’ailleurs pour thème «L’Amérique qu’on aime» ! Je ne suis pas non plus de ceux qui critiquent l’Amérique sans la connaître. J’y suis allé maintes fois, j’y ai séjourné à plusieurs reprises, je l’ai sillonnée en tous sens […] 
J’ai toujours eu la plus vive admiration pour le grand cinéma américain quand il ne se ramenait pas encore à une accumulation de …

Ernst Jünger, Nouvelle Ecole n°48

Nouvelle Ecole conscrait son quarante-huitième numéro à Ernst Jünger

La vie de l’auteur d’Orages d’acier et des Falaises de marbre, du Travailleur et d’Eumeswil, des Chasses subtiles et du Traité du Rebelle, s’est étendue sur plus d’un siècle. Dans ce numéro qui lui est entièrement consacré, les meilleurs spécialistes présentent son œuvre, depuis l’époque de la Révolution Conservatrice jusqu’à celle de Soixante-dix s’efface. Les principaux textes sont signés par Armin Mohler, François Poncet, Serge Mangin, Friedrich Sieburg, Gerd-Klaus Kaltenbrunner, etc. On trouvera aussi dans ce dossier des inédits de Jünger («Le droit spécial du nationalisme») et de son frère, Friedrich Georg Jünger, ainsi qu’une bibliographie exclusive et de nombreux documents. Les personnalités originales d’Ernst Niekisch et de Friedrich Hielscher n’ont pas été oubliées. Numéro en vente 20.00 euros sur le site Eléments

Alain de Benoist analyse la figure du rebelle



«Le rebelle est la preuve vivante qu’une alternativ…

"Aux sources de la pensée païenne, on trouve au contraire l’idée que l’univers est animé et que l’âme du monde est divine." Alain de Benoist

Spengler a montré que le monothéisme est le produit d’une psyché particulière qui, à partir de -300, a abouti à la conception spécifiquement «magique» (au sens spenglérien du terme) d’un univers «doublé» par un autre monde – celui de la Divinité –, qui est aussi gouverné par l’antagonisme du Bien et du Mal absolus (auquel correspond, sur le plan symbolique, l’antagonisme de la Lumière et des Ténèbres). Dans cette conception, le monde est un dôme ou une caverne – un théâtre où se produisent des événements dont le sens et l’enjeu fondamental sont ailleurs. 
La conscience «magique» n’est pas une conscience agissante ; elle est une scène où s’affrontent les forces obscures du Mal et les forces lumineuses du Bien. S’y rattache une conception nécessairement linéaire de l’histoire, dont le point de départ est la «création», et le point d’arrivée, la «fin des temps» messianique. Toute la théologie judéo-chrétienne repose sur la distinction de l’être créé (le monde) et de l’être incréé (Dieu)…

Le héros et les "péchés du guerrier", Alain de Benoist

Il existe, bien entendu, toutes sortes de héros, toutes sortes d’héroïsmes, et notre époque n’a pas été la dernière à reconnaître que certaines vertus pacifiques, et même des vertus de patience et d’humilité, peuvent être vécues héroïquement. Il n’en reste pas moins que, dans une conception plus traditionnelle ou plus classique, et qui reste bien vivante aujourd’hui, les valeurs héroïques sont très largement des valeurs guerrières. Le héros des grandes épopées, le héros des chansons de geste, le héros des récits d’aventure ou de science-fiction, se veut exemplaire par l’usage qu’il fait de sa force, par les exploits qu’il accomplit, par les actions hors norme qu’il réalise grâce à sa volonté et à son courage, comme à ses capacités physiques. Dans ce qu’il est convenu d’appeler le système indo-européen des trois fonctions, le héros se rattache donc très clairement à la seconde fonction, la fonction guerrière.
Georges DUMÉZIL Rappelons que l’on doit à Georges Dumézil d’avoir été l’un de…