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Articles

La revue Nouvelle Ecole

Fondée en 1968 et publiée tous les ans, Nouvelle Ecole est une luxueuse revue, très illustrée, qui propose dans chaque livraison des études en profondeur dans tous les domaines de la connaissance et de l’histoire des idées, de l’archéologie à la biologie, en passant par la sociologie, la littérature, la philosophie ou l’histoire des religions. Chaque numéro comporte un dossier central, auquel s’ajoutent des «Varia» et de nombreuses rubriques et bibliographies. Dirigée par Alain de Benoist, Nouvelle Ecole a pour rédacteur en chef Michel d’Urance.


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Présentation de Nouvelle Ecole 65: "Les Lumières"
Depuis maintenant plus de deux siècles, la Révolution française n’a cessé de mobiliser des passions contraires (approbation inconditionnelle ou rejet sans nuances), mais également peu fécondes : bibliothèque rose ou série noire. (...) En dépit de l’historiographie traditionnelle, la Révolution ne se résume pas à l’effondrement des valeurs d’Ancien Régime ou à …
Articles récents

«Ce qui s’achève aujourd’hui, c’est le vaste cycle de la modernité», Alain de Benoist

Nous vivons sans conteste dans ce que Cornelius Castoriadis appelait une «époque de basses eaux». D’autres parlent de décadence ou de fin de cycle. Cette dernière expression a fait l’avantage de faire comprendre que, lorsque quelque chose se termine, il y a aussi quelque chose qui commence. Ce qui s’achève aujourd’hui, c’est le vaste cycle de la modernité. On peut caractériser cette dernière de bien des façons. Je dirais pour ma part que l’un de ses traits principaux est d’avoir généralisé dans tous les rouages de la vie sociale un processus d’indistinction, c’est-à-dire de négation des différences, relevant de ce que j’ai appelé l’idéologie du Même. Cette idéologie, qui a connu des formes religieuses comme des formes profanes, soutient que tout ce qui singularise n’a qu’un aspect secondaire et transitoire. La «renaissance de la conscience culturelle et identitaire» implique une rupture avec l’idéologie du Même, qui se déploie de nos jours à l’échelle planétaire. Une telle renaissanc…

Charles Maurras, Les idées à l'endroit

Vidéo : Alain de Benoist reçoit Olivier Dard, Frédéric Rouvillois, Gérard Leclerc et Aristide Leucate pour évoquer la vie de Charles Maurras qui fut journaliste, écrivain, polémiste, poète, chef d’une école de pensée, théoricien politique et dirigeant d’un mouvement politique. Ils débattent de son parcours, de son influence et de son actualité alors qu’il a été retiré du livre des commémorations par le ministère de la Culture après les protestations d’associations antiracistes.

"C’est la confrontation qui rend l’identité possible", Alain de Benoist

Toute identité, toute conscience identitaire, suppose l’existence d’un autre. Les identités se construisent par l’interaction sociale, si bien qu’il n’existe pas d’identité en dehors de l’usage qu’on en fait dans un rapport avec autrui. Il en va de même de l’identité ethnique, qui n’est jamais purement endogène, mais «se construit entre la catégorisation par les autres et l’identification à un groupe particulier» (Alain Policar). L’identité étant la langue qui nous est propre, toute langue implique un dialogue — le dialogue comportant lui-même une part possible de conflictualité, dans la mesure où il est une confrontation.
Toute identité est donc dialogique. Cela signifie que ce n’est qu’en partant de son identité dialogique que le moi peut devenir autonome. Mais cela signifie aussi qu’autrui fait partie de mon identité, puisqu’il me permet de l’accomplir. L’individualisme ne conçoit le rapport à autrui que sous un angle instrumental et intéressé : la seule justification du rapport s…

Le mythe et l'homme, Alain de Benoist

Extrait : Étant multivoque par nature, le mythe est une combinatoire qui évolue d'elle-même et s'adapte toutes les transformations sociales et culturelles, manifestant par là sa vitalité. Ce ne sont donc pas les structures matérielles qui suscitent les symboles, mais bien plutôt les formes symboliques qui contribuent à modeler les formes matérielles. C'est pourquoi la conception de Marx ou de Freud, ou encore celle des fonctionnalistes, selon qui le mythe ''reflète'', ''traduit'' ou ''exprime'' autre chose que lui-même, renvoyant en dernière analyse à la structure biologique, matérielle ou sociale, est immanquablement vouée à passer à côté de l'essentiel. La saisie du mythe, disons-le encore une fois, ne peut pas se ramener à une interprétation purement subjective. Il n'y a pas de clé herméneutique unitaire permettant d'appréhender le mythe d'après la société : la structure sociale n'éclaire pas le mythe,…

Conférence "Ni de droite, ni de gauche?", Fondazione Giangiacomo Feltrinelli, à Milan

Vidéo : Alain de Benoist en direct avec Gad Lerner et Piero Ignazi.
Les pressions d'une poignée d'universitaires français en faveur de la censure sont restées vaines!



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La place de l'homme dans la nature, Alain de Benoist

Extrait : En 1755, dans son Traité des animaux, Condillac écrivait: «Il serait peu curieux de savoir ce que sont les bêtes, si ce n'était pas un moyen de savoir ce que nous sommes». Depuis l'Antiquité, le regard porté par l'homme sur le vivant nourrit une interrogation qui, au fil des siècles, depuis Aristote jusqu'à Descartes, puis jusqu'à nos jours, a suscité une multitude de débats philosophiques, scientifiques, idéologiques et religieux. 
A date récente, le développement de la recherche a conduit à se demander si les animaux ne sont pas des personnes. Il s'agit en fin de compte de savoir quelle est la place de l'homme dans la nature. Konrad Lorenz disait que ceux qui refusent d'admettre que l'homme est un animal ont tort, mais que ceux pour qui il n'est rien d'autre qu'un animal ont tort également. 
Entre les hommes et les animaux, y a-t-il une différence de nature ou une différence de degré? Par rapport aux sociétés animales, quell…

Considérations sur Spengler, par Alain de Benoist

Extrait : La triple opposition culture-âme-vie/civilisation-intellect-raison rebondit chez O. Spengler (Le Déclin de l’Occident, 1918-1922).  Celui-ci traite en effet de la culture aussi bien que des cultures. En outre, il pose, entre “culture” et “civilisation”, un rapport non plus seulement conceptuel, mais de filiation (c-à-d. génétique) et même de finalité. Entre les grandes cultures historiques (il en distingue 8), Spengler constate, non de superficielles analogies, mais bien des “homologies” au sens biologique du terme. Il affirme: «Les cultures sont des organismes; l’histoire universelle est leur biographie générale». Une culture se définit comme l’ensemble des manifestations humaines à une série de moments donnés dans l’histoire (à cet régard, Spengler n’est pas très éloigné de la définition moderne du couple culture/nature). Cette conception est à la fois diachronique et synchronique. Diachronique: toute culture passe par les mêmes étapes, à la façon d’un organisme qui naît, …

Emission Les idées à l'endroit consacrée aux indo-européens

Les idées à l'endroit : les indo-européens "Les indo-européens" sur TV Libertés où Alain de Benoist recevait Xavier Delamarre, linguiste et  co-éditeur, ainsi que Romain Garnier de la revue d'études indo-européennes Wékwos et Jean Haudry ancien professeur de linguistique et de sanskrit à l'université Lyon-III.

Pour compléter la réflexion sur les Indo-Européens :
Nouvelle Ecole N°49
- Indo-Européens : à la recherche du foyer d’origine (Alain de Benoist)
- Indo-Européens », « Indogermains », « Aryens » (encadré)
- Les « momies » européennes du Sinkiang (encadré)
- Chronologie bibliographique des études indo-européennes depuis 1930 (encadré)
- Quatre remarques finales ; Bibliographie Dumézil (Alain de Benoist)
- L’habitat originel des Indo-Européens au regard de la linguistique (Jean-Haudry)
- Les Indo-Européens et le Grand Nord (Jean Haudry)
- Chronologie de la tradition indo-européenne (Jean Haudry)
- Indo-européens et « mentalité indo-européenne » (Jean Haudry)


20.00 euros

Gramsci ou l'importance de l'influence culturelle dans nos sociétés

Vidéo : Extrait de l'émission "C Politique" avec Mathieu Bock-Côté "Quand Gramsci inspire la droite" et extrait d'Apostrophes avec Bernard Pivot et Alain de Benoist en 1979.



Pour approfondir la reflexion : Lire aussi CET ARTICLE

"Alain de Benoist nous livre aujourd’hui une étude poussée sur les origines de l’écriture runique", Rémy Valat

Le philosophe et écrivain Alain de Benoist est un auteur reconnu pour ses travaux sur les traditions, l’archéologie et la protohistoire européenne. Au carrefour de ces champs de recherche et sujets de prédilection, Alain de Benoist nous livre aujourd’hui une étude poussée sur les origines de l’écriture runique. Un sujet qui méritait une analyse sérieuse et l’examen des différentes interprétations scientifiques contemporaines, ce qui place cette publication aux antipodes des spéculations ésotériques ou des rêveries des promoteurs d’un « nouvel âge » (qui bat de l’aile).

L’écriture runique est un système d’écriture apparu au début de notre ère pour mettre en forme les anciennes langues germaniques et sera utilisé antérieurement et concurremment au latin jusqu’au XIVe siècle, puis marginalement par les classes populaires scandinaves jusqu’au XVIIe et XVIIIe siècle. Le livre porte sur l’ancien futhark, un alphabet de vingt-quatre runes, matérialisés par des signes verticaux ou obliques, co…

Nouvelle Ecole n°67 Pierre-Joseph Proudhon

Maurras, qui ne l’aimait guère, le qualifiait de «rustre héroïque», Edouard Berth voyait en lui «un des plus grands moralistes que la France ait produits», Bakounine et Courbet furent ses amis. Sainte-Beuve le considérait comme le plus grand prosateur de son temps. Jacques Julliard affirme aujourd’hui qu’il fut «plus grand que Marx, parce que son anthropologie est fondée sur la réciprocité» On a beaucoup glosé sur ses «contradictions», dont on a exagéré l’importance. Proudhon a certes évolué au cours de sa vie, comme tout un chacun, mais les lignes de force apparaissent rapidement. Proudhon est un philosophe de la liberté. Il ne la conçoit pas de façon abstraite, ni comme prétexte à vouloir n’importe quoi, mais comme émancipation vis-à-vis des contraintes politiques et sociales. Qu’il se réclame de l’anarchisme, du mutuellisme ou du fédéralisme, qu’il critique la «propriété» ou fasse l’éloge de la «possession» c’est au fond toujours d’autonomie qu’il veut parler. Il s’agit pour lui d…